Le marché immobilier de Montréal vient de changer de vitesse — et les acheteurs commencent enfin à le sentir
Plus de choix. Plus de négociation. Mais pas encore de chute des prix.
Il y a quelques mois, la question que tout le monde posait était : « Est-ce que les prix vont enfin baisser? » Aujourd'hui, la meilleure question est différente : « Où le pouvoir de négociation commence-t-il à changer? »
Les dernières statistiques du Grand Montréal racontent une histoire beaucoup plus nuancée. Les ventes ralentissent, l'inventaire augmente et les propriétés prennent plus de temps à vendre. Pourtant, les prix continuent de résister.
En juillet, 3 338 transactions résidentielles ont été enregistrées dans la région métropolitaine de Montréal, soit une baisse de 10 % par rapport à l'an dernier. Pendant ce temps, 19 790 propriétés étaient à vendre, une hausse de 17 %.
Et malgré tout, les prix médians ont encore progressé :
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Maisons : +4 %
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Copropriétés : +2 %
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Plex : +6 %
Le marché ne s'effondre pas. Il se rééquilibre. Et c'est souvent dans ce type de marché que les meilleures occasions commencent à apparaître.
Les acheteurs ont retrouvé quelque chose qu'ils avaient perdu
Pendant les années de surchauffe, acheter une propriété ressemblait souvent à ceci : visite, offre, surenchère… puis énormément de stress, le tout en moins de 48 heures.
Aujourd'hui, les acheteurs respirent davantage. Ils comparent les propriétés, analysent les documents, calculent leurs paiements mensuels et prennent enfin le temps de réfléchir avant de faire une offre.
Le plus grand changement du marché n'est peut-être pas dans les prix. Il est dans la psychologie des acheteurs. Ils peuvent désormais dire « non » sans avoir peur de manquer leur seule occasion.
Le marché des copropriétés devient le segment le plus intéressant
S'il y a une statistique qui mérite toute votre attention cette semaine, c'est celle-ci : l'inventaire des copropriétés a augmenté de 20 % dans le Grand Montréal.
Cette hausse ne touche plus seulement le centre-ville. Elle s'étend maintenant à plusieurs secteurs de la Rive-Sud et de la Rive-Nord, offrant enfin davantage de choix aux acheteurs.
Plus d'inventaire signifie :
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davantage de choix;
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plus de comparaison;
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moins de pression;
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davantage de négociation.
Mais attention : plus de choix ne signifie pas automatiquement de meilleures occasions.
Les acheteurs regardent aujourd'hui beaucoup plus loin que la finition intérieure. Ils analysent désormais :
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les frais de copropriété;
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le fonds de prévoyance;
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les cotisations spéciales;
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les procès-verbaux;
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la qualité de la gestion;
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les coûts mensuels réels.
En 2026, une copropriété bien administrée vaut souvent autant qu'une copropriété entièrement rénovée.
La Rive-Sud offre davantage d'occasions
Certains secteurs affichent des augmentations impressionnantes de l'offre.
Par exemple :
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Sainte-Julie / Varennes : +138 %
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Beloeil / Mont-Saint-Hilaire : +100 %
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Candiac / La Prairie : +72 %
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Saint-Hubert : +60 %
Ces chiffres ne signifient pas que les prix s'effondrent. Ils signifient que les vendeurs sont maintenant en concurrence avec beaucoup plus de propriétés qu'il y a un an.
Et c'est précisément ce qui redonne progressivement du pouvoir aux acheteurs.
Brossard continue de tirer son épingle du jeu
Brossard demeure l'un des marchés les plus solides de la région métropolitaine.
Pourquoi? Parce que les raisons qui attirent les acheteurs sont toujours aussi fortes :
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Le REM
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Le Quartier DIX30
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Les commerces et restaurants
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Les écoles
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L'accès rapide à Montréal
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Les immeubles récents
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Une excellente qualité de vie
Les acheteurs ne recherchent plus uniquement des pieds carrés. Ils recherchent un mode de vie plus simple, des déplacements plus courts et un quartier où il fera bon vivre pendant plusieurs années.
Et cet avantage continue de soutenir la demande.
Ce que je retiens cette semaine
Le marché immobilier ne devient pas faible.
Il devient plus intelligent.
Les acheteurs retrouvent du pouvoir, les vendeurs doivent être beaucoup plus stratégiques et les meilleures occasions ne sont plus nécessairement les nouvelles inscriptions.
Elles se cachent souvent parmi les propriétés qui sont sur le marché depuis quelques semaines, qui sont bien situées, mais qui ont simplement été moins bien présentées ou moins bien positionnées.
C'est exactement dans ce type de marché que la préparation, les conseils et une bonne stratégie font toute la différence.
À suivre demain…
Dans la deuxième partie, nous verrons :
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pourquoi les propriétés prennent plus de temps à vendre;
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pourquoi attendre une baisse de taux pourrait être une erreur;
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où se cachent les meilleures occasions actuellement;
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et ce que tous les vendeurs doivent absolument comprendre avant l'automne.
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